• On ne voyait que le bonheurOn ne voyait que le bonheur
    Grégoire Delacourt
    JC Lattès - 2014
    9782709647465 

    Résumé éditeur : Antoine, la quarantaine, est expert en assurances. Depuis longtemps, trop longtemps, il estime, indemnise la vie des autres. Une nuit, il s'intéresse à la valeur de la sienne et nous entraîne au cœur de notre humanité.

    Du nord de la France à la côte ouest du Mexique, On ne voyait que le bonheur offre aussi une plongée dans le monde de l'adolescence, pays de tous les dangers et de toutes les promesses.

     

    Mon avis : Mon coup de cœur du moment, lu en un jour tant je suis restée scotché à cette histoire tragique et émouvante à la fois. On suit une famille, sur deux générations et leur décadence, le pourquoi, le pardon. On ne peut qu'être qu'accro une fois la lecture commencée où s'alterne le présent du narrateur et son enfance. L'explication de son geste entre les lignes puis son repentir. La troisième et dernière partie est construite sous forme de journal intime. J'ai trouvé cette histoire vraiment bien construite et réaliste. J'espère que beaucoup d'entre vous s'y tenteront car il faut sa place dans ma " petite " bibliothèque !


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  • Le Printemps du loupLe Printemps du loup
    Andrea Molesini
    Traduit de l'italien par Dominique Vittoz
    Calmann-Levy - 2014
    9782702154663 

    Résumé éditeur :  Pietro a dix ans. Orphelin rêveur et débrouillard, il possède son univers et son langage à lui, à la fois cocasses et surréalistes. Ainsi quand il quitte précipitamment, au printemps 1945, le couvent de Saint-François-du-Désert, c'est pour fuir les " hommes d'A-H " , autrement dit les Allemands. Avec lui, un petit groupe hétéroclite : Dario, son meilleur ami taiseux mais fort en maths, qui s'il a les oreilles décollées n'a pas pour autant tué Jésus ; deux vieilles dames juives, les sœurs Maurizia et Ada Jesi ; et puis Elvira, une jeune religieuse, aussi suspecte que belle, qui tient un journal et dont le récit alterne avec celui de Pietro.
    Traqués par les nazis, ils reçoivent l'aide d'un pêcheur " qui vit comme une mouette " et d'un frère énergique " aux silences qu'on écoute " . Ils sont rejoints par un déserteur allemand, dont le secret affectera de manière tragique le destin collectif.
    Sous des lunes immenses, au cœur de forêts noires et de fermes en ruines, leur folle équipée les conduira au-devant de partisans et fascistes désorientés, alors que la guerre touche à sa fin : si les hommes et les lieux sont chargés de défiance et de terreur, une lueur de bonté réussit, de temps en temps, à percer les ténèbres.
    À travers ce texte d'une grande délicatesse, truffé de trouvailles poétiques et drôles, Andrea Molesini s'impose décidément comme l'un des plus grands écrivains italiens contemporains.

     

    Mon avis : Tout le récit est écrit du point de vue du petit Pietro, une dizaine d'année et qui pense beaucoup, souvent à haute voix au grand dam de son ami " qui aurait tué Jésus " . C'est un récit assez prenant et bouleversant car Pietro est en pleine Guerre Mondiale, il est caché dans un couvent, doit fuir, et subit la mort, de sa pensée d'enfant. Son récit s'alterne avec celui de sœur Elvira qui cache un secret. Ce roman nous rappelle avec justesse ce qu'ont vécu certains enfants de cette époque, en France, en Italie mais aussi en Allemagne. C'est un livre qui m'a touché par sa délicatesse et sa dureté de la vie. A découvrir !


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  • Les Fils de rien, les princes, les humiliésLes Fils de rien, les princes, les humiliés
    Stéphane Guibourgé
    Fayard - 2014
    9782213680804 

    Résumé éditeur :  Avoir seize ans, avoir vingt ans dans les années quatre-vingt. L ’époque est à la rigueur. Des pères vaincus baissent les yeux devant leurs fils.
    Il s’agit alors de s’échapper, de fuir le mauvais côté du périphérique. Se frayer un chemin à travers les jardins ouvriers à l’abandon. Quitter ses amis, les princes, les humiliés. Kader, Abdou, Jean-Phi. Choisir la vitesse et la violence.
    Puis, un soir, rejoindre enfin une meute skinhead. Voici la trajectoire d’un fils de rien. Nom de guerre : Falco. Vingt-cinq ans plus tard, retiré du monde, il se souvient, et se fait face.
    Voici la confession d’un exilé et la quête de ce qui demeure en lui d’humanité et d’espérance.

    Stéphane Guibourgé a quarante-huit ans. Les fils de rien, les princes, les humiliés est son onzième livre.

     

    Mon avis : Un récit très bien écrit, intéressant mais qui ne dévoile pas assez de réponses selon moi. Au fil des pages je m'attendais à une fin plus complète peut-être. Les chapitres sont déconstruits, on alterne entre son enfance et son présent sans continuité temporelle. Du coup, mon avis est plutôt mitigé. Je pense que cet ouvrage en ravira certains comme il en énervera d'autres.


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  • Pour toi je décrocherai la LunePour toi je décrocherai la Lune
    Gregory Hughes
    Traduit de l'anglais par Benjamin Legrand
    Seuil - 2013
    9782021093735

    Résumé éditeur :  À la mort de leur père, Bob, douze ans, et sa sœur Marie-Claire, dix ans, se retrouvent sans famille. Pour échapper à l’orphelinat, ils s’enfuient à New York, où ils espèrent être adoptés par un oncle qu’ils n’ont jamais vu. Les voici bientôt à Manhattan, livrés à eux-mêmes. Commence alors une aventure extraordinaire, pleine de rebondissements et de personnages étonnants, comme seuls les enfants savent en inventer. Car Bob et Marie-Claire possèdent un pouvoir fabuleux : celui de se faire des amis, même au cœur de la nuit ! Un périple incroyable conduit par une fillette qu’on n’est pas près d’oublier. Drôle, libre, bouleversant d’humanité.

    Mon avis : Si le début ne m'avait pas trop emballé, notamment à cause du personnage qu'est Marie-Claire, j'ai finie par me prendre d'affection pour ses deux enfants livrés à eux même et leur tragiques destins qui se transforme en une grande aventure pleine d'humour. Ce qui en fait un bon livre, c'est que l'auteur n'oublie pas de nous rappeler, à travers ces enfants, la dureté de la vie.


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  • 20 ans avec mon chat20 ans avec mon chat
    Mayumi Inaba
    Traduit du japonais par Elisabeth Suetsugu
    Philippe Picquier - 2014
    9782809709896

    Résumé éditeur :  Tout a commencé avec la rencontre 'un chaton égaré. Une boule de poils vaporeuse accrochée de toutes ses griffes au grillage d'un collège près de Tokyô.
    Une chatte friande de sardines et de bonite aigre-douce, qui va s'introduire dans la vie de l'auteur pour très longtemps.
    Mî va partager avec elle quatre-vingts saisons, la rendre sensible à l'odeur du vent, aux signes de la nature, à la température de la lumière, et accompagner chacune des transformations de sa vie. Car ce roman étoilé de poèmes est aussi celui d'une femme habitée par le désir d'écrire, qui tous les soirs égrenait sur le papier des choses qui apparaissaient, ou disparaissaient, les yeux posés sur Mî blottie à ses côtés. La naïve et craintive chatte va se transformer, avec la vieillesse, en une belle endormie, et sa maîtresse, presque sans s'en apercevoir, va devenir écrivain.

    Mon avis : Un livre assez touchant, plus autobiographique qu'autre chose mais on prend plaisir à suivre les choix de vie de l'auteur pour qui son nouveau compagnon lui change sa façon de voir et d'agir de façon presque radicale. Je m'attendais à trouver des petites anecdotes drôles sur son chat mais celle-ci axe plutôt son récit sur son rapport à l'écriture et à son mode de vie que vraiment son chat. Il n'est donc pas aussi indispensable et sympathique (moi qui n'aime pas trop les biographie en plus) que je l'avais cru.


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