• Romans

    Coup de cœur  du moment :

    Le Totem du loup

    Le Manuscrit Inachevé

    Helena

    La Ville sans vent

     

    coup de coeur

  • Nickel BoysNickel Boys
    Colson Whitehead
    Traduit de l'américain par Charles Recoursé
    Albin Michel - 2020
    9782226443038  

    Résumé de quatrième de couverture : Dans la Floride ségrégationniste des années 1960, le jeune Elwood Curtis prend très à cœur le message de paix de Martin Luther King. Prêt à intégrer l’université pour y faire de brillantes études, il voit s’évanouir ses rêves d’avenir lorsque, à la suite d’une erreur judiciaire, on l’envoie à la Nickel Academy, une maison de correction qui s’engage à faire des délinquants des « hommes honnêtes et honorables ». Sauf qu’il s’agit en réalité d’un endroit cauchemardesque, où les pensionnaires sont soumis aux pires sévices. Elwood trouve toutefois un allié précieux en la personne de Turner, avec qui il se lie d’amitié. Mais l’idéalisme de l’un et le scepticisme de l’autre auront des conséquences déchirantes.

    Mon avis : Un roman dont on a beaucoup parlé pendant cette rentrée et qui est très intéressant. Si j'ai eu du mal avec la construction narrative des chapitres, j'ai beaucoup aimé l'ambiance et l'histoire que l'auteur nous apporte... le jeune Elwood va suite à une erreur judiciaire se retrouver dans une maison de correction. Cette dernière que nous découvrons dès le premier chapitre des dizaines d'années après suite à la découverte de corps enterré dans un terrain vague va défrayer la chroniques. Mais revenons à ce jeune Elwood, intelligent et plein d'ambition dont la société n'aura aucun scrupule à la briser et pour cause : il est noir, dans un état du sud où l'avancé timide des premières lois n'empêche pas les abus. Et pour la Nickel Academy on va en découvrir... Ce camp n'épargne ni les blancs ni les noirs mais nous montre ce qui existe de plus sordide dans le système. J'avoue que la troisième partie m'a un peu perdu car nous suivons Elwood mais plusieurs année après et sur le moment j'étais déçue de ne pas suivre plus son évolution au sein de l'internat et savoir comment il était sorti. Mais ! Colson Whitehead avait tout prévu et nous donne une fin digne de ce nom pour le comble de l'horreur. Un récit qui fait froid dans le dos, nous met face à une injustice choquante et dure de nos jours et qui était pourtant monnaie courante il n'y a pas si longtemps...


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  • L'ErreurL'Erreur
    Susi Fox
    Traduit de l'australien par Héloïse Esquié
    Fleuve Noir - 2019
    9782265118027 

    Résumé de quatrième de couverture : Sasha a toujours voulu un bébé.Sa grossesse se déroule à merveille, jusqu’au jour où elle se retrouve à l’hôpital pour subir une césarienne d’urgence. À son réveil, elle demande à voir son enfant. Alors qu’elle s’attend à vivre un moment magique, Sasha plonge dans un cauchemar bien réel. Le nourrisson qu’on lui amène n’est pas le sien.
    La jeune mère n’a aucun doute, même si personne ne la croit. Ni les infirmières qui évitent ses questions, ni son mari qui essaie de la convaincre, ni sa meilleure amie, appelée au secours.Pour tous, Sasha souffre d'un stress lié aux circonstances de la naissance. Mais ce serait oublier combien l’instinct d’une mère est profondément ancré en elle, en dépit des apparences.Si le bébé devant elle n’est pas le sien, où est passé son enfant ? Et qui a pu faire cette erreur ?

    Mon avis : Un polar que j'ai dévoré et qui m'a fait froid dans le dos ! Si vous êtes enceinte ou tentez de l'être, évitez cette lecture ! Sasha n'a jamais connu sa mère qui l'a abandonné très jeune. Mais pour Mark, l'homme de sa vie, elle a finalement eu envie de se lancer dans l'aventure de faire un enfant. Mais tomber enceinte peut être un terrible parcours du combattant et Sasha a bien failli y laisser son couple. Alors que le plus beau jour de sa vie arrive bientôt, un accident la mène a l’hôpital où elle subit une césarienne d'urgence. Notre histoire commence là, lorsque Sasha se réveille patraque dans sa chambre et demande à voir sa fille sans aucun souvenir précis de l'accouchement. Mais douche froid lorsqu'on l'amène devant le petit garçon qu'elle a mise au monde : la jeune femme est persuadée envers et contre tous qu'il ne s'agit pas de son enfant. Dépression ou réelle erreur ? L'auteure nous met à mal dès le départ en alternant l'hospitalisation de Sasha où l'on est littéralement dans sa tête et son passé bien souvent du point de vu de son mari. À mesure que nous avançons dans la lecture, son passé fait surface, le doute s'installe et personnellement jusqu'au bout je n'ai rien vu venir oscillant entre "elle est folle" et "mais qui aurait pu ?" . J'ai donc passé un super moment de lecture tant l'atmosphère malaisante de cette mère internée que même son mari ne croit pas m'a faite frissonné. Je vous le recommande si vous aimez les polars psychologiques et n'avez pas peur de ce thème particulier mais si bien traiter par l'auteur pour jouer avec nos nerfs !


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  • Le Parfum de la trahison - Livre 2Le Parfum de la trahison - Livre 2
    Erin Beaty
    Traduit de l'américain par Marie Kempf et Sofia Tabia
    Lumen - 2018
    9782371021914
    Autres volumes du même cycle :  La Couleur du mensonge ; Le Goût du danger

    Résumé éditeur :  Ayant prouvé sa valeur en tant qu'espionne et entremetteuse prodige, Sage Fowler est désormais bien introduite dans la haute société grâce à son titre de tutrice des enfants royaux. Quand elle apprend qu'une mission secrète se prépare, elle saute sur l'occasion de servir une fois de plus son royaume, mais aussi de retrouver l'homme qui est désormais son fiancé, le capitaine Alexander Quinn.  Chargée de l'éducation du prince Nicholas, elle observe avec beaucoup d'intérêt la toute nouvelle unité d'élite. Mais l'audace de la jeune fille n'est pas du goût d4alexander, et leurs relations s'enveniment...
    Quand le capitaine, poussé par des raisons connues de lui seul, franchit la frontière voisine au risque de créer un grave accident diplomatique, tout bascule. Sage n'a plus le choix : avec pour seules ressources son don pour les langues et une connaissance approfondie de l'adversaire acquise à la capitale en qualité d'espionne personnelle de la reine, elle doit trouver le moyen d'éviter une nouvelle guerre...

    Mon avis : Lu en 2018, j'avais vraiment adoré l'ambiance du premier opus que j'avais dévoré assez rapidement. Ce tome deux a été pour moi aussi immersif et intéressant que ses débuts. Sage sera toutefois plus centrée sur son histoire d'amour qui occupe disons-nous le une grande partie de l'histoire. Mais sa confiance et celle de son amoureux sera mise à rude épreuve quand ils vont devoir chacun œuvrer dans l'ombre de sa majesté... L'un ayant une mission ultra secrète et l'autre devant justement découvrir en quoi consiste la vraie teneur de la compagnie des Norsaris. J'avais peur d'être un peu déçue suite aux nombreux avis allant dans ce sens mais en réalité j'ai vraiment adoré du début à la fin car on y découvre une nouvelle culture et même si la relation entre Quinn et Sage emplit cette fois toute l'intrigue avec les doutes et peurs de chacun personnellement ça ne m'a vraiment pas dérangé. Au contraire, les chapitres courts et cette histoire d'amour sur fond de complots politiques et de mission secrète a été très salutaire à mon extrême fatigue et au peu de temps libre que j'avais pour lire. C'était donc une lecture facile et sans trop de prise de risque de l'auteure mais qui personnellement rempli très bien son travail grâce à l'univers dans lequel évolue les personnages. J'ai maintenant très envie de découvrir le dernier tome en me demandant bien de quoi va-t-il bien pouvoir parler ...


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  • Buveurs de ventBuveurs de vent
    Franck Bouysse
    Albin Michel - 2020
    9782226452276  

    Résumé de quatrième de couverture : Ils sont quatre, nés au Gour Noir, cette vallée coupée du monde, perdue au milieu des montagnes. Ils sont quatre, frères et sœur, soudés par un indéfectible lien.
    Marc d’abord, qui ne cesse de lire en cachette.
    Matthieu, qui entend penser les arbres.
    Puis Mabel, à la beauté sauvage.
    Et Luc, l’enfant tragique, qui sait parler aux grenouilles, aux cerfs et aux oiseaux, et caresse le rêve d’être un jour l’un des leurs.
    Tous travaillent, comme leur père, leur grand-père avant eux et la ville entière, pour le propriétaire de la centrale, des carrières et du barrage, Joyce le tyran, l’animal à sang froid…
    Dans une langue somptueuse et magnétique, Franck Bouysse, l’auteur de Né d’aucune femme, nous emporte au cœur de la légende du Gour Noir, et signe un roman aux allures de parabole sur la puissance de la nature et la promesse de  l’insoumission.

    Mon avis : Mon tout premier Franck Bouysse, j'avais tellement hâte et pourtant une lecture plutôt compliquée... J'ai eu beaucoup de mal à rentrer dedans au départ, trop de descriptions de personnages et aucune action, peut-être aussi ai-je eu du mal n'ayant pas lu de livre aussi littéraire depuis pas mal de mois... Bref le cap des cent premières pages passé j'étais à fond, retrouvant ce qu'on m'avait si bien vendu à savoir du roman rural noir où l'auteur sait si bien faire monter la tension. On sait que tout va partir en vrille à la fin mais pour l'instant la mise en place de chaque personnages est au centre de l'attention. J'ai adoré ce côté là et cette famille aux liens pour le moins étranges basés sur des non-dits et des secrets inavoués. Et puis est arrivée la fin, cette apothéose que j'attendais avec impatience et qui m'a finalement laissé sur ma fin avec ces quatre frères et sœurs témoins d'un village sur le déclin tenu de main de maitre par un seul homme, prêt à tout pour garder son dû mais qui finalement m'a seulement paru froid. La fin était à mon goût trop abrupte pour vraiment avoir cette sensation de claque ou de fin magistrale car au final tout arrive si vite et l'auteur en parle si peu que je n'ai pas eu le temps de vraiment être choquée ou triste pour ces personnages laissés sur le carreau et dont je ne dirais pas plus... Une découverte du coup un peu décevante mais je veux tout de même lire les premiers polars de cet auteur qui je pense seront vraiment plus à mon goût.


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  • Sept mensonges
    Elizabeth Kay
    Traduit de l'anglais par Axelle Demoulin et Nicolas Ancion
    La Bête Noire - 2020
    9782221246450 

    Résumé de quatrième de couverture : Jane et Marnie sont inséparables depuis l’enfance. Et si Jane avait été honnête depuis le début – si elle n’avait pas menti cette toute première fois –, alors peut-être que les choses auraient pu tourner autrement. Peut-être que le mari de sa meilleure amie serait encore en vie.
    Le temps est venu pour Jane de dire la vérité, enfin… sa vérité. Tandis qu’elle se confie et décortique les sept mensonges qu’elle a racontés à Marnie, chacun plus terrible que le précédent, elle révèle les couches de noirceur qui ont infiltré leur amitié et les secrets toxiques qui remuent sous la surface. Mais une vérité peut toujours en cacher une autre…

    Mon avis : Un thriller psychologique qui est parfait en roman d'été et si vous cherchez un roman simple et sans prise de tête. Le rythme du début est un peu lent mais l'auteure a su dépeindre avec une très bonne justesse les amitiés un peu trop fusionnelles et surtout ce petit déclic qui peut faire vriller une personne du tout au tout. Nous suivons Jane qui s'adresse directement à quelqu'un (Nous ? La police ? Une tierce personne?) pour expliquer comment elle en est arrivée là à savoir les sept mensonges fait à sa meilleure amie qui vont complètement faire déraper sa vie. En effet elle et Marnie sont amies et très proches depuis l'enfance mais l'entrée dans l'âge adulte va quelque peu les éloigner ce qui ne va pas du tout plaire à Jane se sentant délaissée et mise sur le banc de touche. Son obsession pour Marnie est vraiment malaisante mais à côté de cela on s'aperçoit rapidement que la vie ne l'a jamais épargné et que ce qui aurait pu être une amitié qui dure dans le temps va virer au cauchemar et tendre vers un amour exclusif... J'ai aimé ce côté ambivalent car on ne sait pas du tout si Jane est juste folle ou simplement désespérée, en revanche il est vrai qu'il y a pas quelques longueurs qui ne plairont pas à tous, pour ma part je l'ai lu sans aucun problème comme un roman d'été. Le marketing éditeur est magnifique et rend le livre avec ses sept intercalaires de mensonges très beau et attirant le regard.

     


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