• Le  Ministère du bonheur suprêmeLe Ministère du bonheur suprême
    Arundhati Roy
    Traduit de l'anglais par Irène Margit
    Folio - 2019
    9782072833076

    Résumé éditeur : «La nuit où Jahanara Bégum lui donna naissance fut la plus heureuse de sa vie. Le lendemain matin, dans la douce chaleur de la chambre, elle démaillota le petit Aftab. Elle explora son corps minuscule sans se presser, au comble du ravissement. C’est à ce moment qu’elle découvrit, niché sous ses parties masculines, un petit organe, à peine formé, mais indubitablement féminin.»
    Embrassant le destin chaotique de l’Inde contemporaine, l’auteur du Dieu des Petits Riens nous emporte dans un voyage au long cours, des quartiers surpeuplés du Vieux Delhi vers la nouvelle métropole en plein essor et, au-delà, vers la Vallée du Cachemire et les forêts de l’Inde centrale, en compagnie d’un chœur de laissés-pour-compte, des êtres sans cesse brisés par l’Histoire, mais qui ne se rendent jamais.

    Mon avis : Un sujet hyper intéressant qui me faisait de l’œil déjà en grand format. Le sexe en Inde est un sujet très tabou alors une histoire d'enfant naissant avec deux sexes dans une communauté musulmane... Le sujet et le contexte socio-culturel était franchement intéressant. Le hic c'est que l'auteure a un style tellement dense qu'au bout de cent pages j'ai malheureusement dû abandonner tant son style me bloquait. En cause beaucoup trop d'informations qui nous permettent d'en savoir plus sur les personnages secondaires mais qui ralentissent l'intrigue principale. Un autre détails qui m'a gênée c'est que les nombreux mots et références purement indienne ne sont pas expliquées en bas de page mais dans un glossaire à la fin des cinq cent pages... je sais que ce n'est qu'un détails mais personnellement ça me gonfle assez rapidement de faire des aller retours incessants. Du coup après une centaine de pages j'ai à contre cœur abandonné l'histoire de cette jeune femme vivant dans un cimetière car il faut le dire même mon copain en pleine partie de jeux vidéos semblait plus me captivait que les pages de ce roman... C'est malheureux mais ce romain, je suis complètement passée à côté...


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  • Code 93
    Olivier Norek
    Pocket  - 2014
    9782266249157

    Résumé éditeur : Un cadavre, émasculé, qui rouvre les yeux sur la table d'autopsie. Un portable qui se met à sonner dans le corps d'un jeune toxico, mort de brûlures inexplicables. Malgré quinze ans de terrain en Seine-Saint-Denis, Victor Coste, capitaine de police, se prépare au pire.
    Et que penser de ces lettres anonymes qui dessinent une première piste : celle d'un mystérieux dossier, le « Code 93 » ? Une piste qui, des cercles huppés parisiens aux quartiers déshérités, fera franchir à Coste les limites du périphérique, et de la raison...

    Mon avis : Le tour premier Olivier Norek, dédicacé de Saint Maur en poche que j'ai enfin le temps de lire ! Ayant découvert cet auteur par Entre deux mondes et Surface je comprends mieux l'avis de certains. En effet ce premier roman est beaucoup plus incisif et percutant que les nouveaux. On sent qu'il y a un petit quelque chose de plus. Le style reste plus ou moins le même avec ce petit humour propre à l'auteur mais cette fois, le 93 est passé par là.
    Bienvenu(e) dans l'une des unités homicides qui gère tout le département non sans mal. Olivier Norek nous dépeint avec justesse l'ambiance qui règne que ce soit dans la rue comme au sein du département. Comme dans la vrai vie, un crime survient au moment le plus judicieux pour cette équipe soudé en plein départ de l'adjoint et ami du capitaine Coste, donnant à l'unité une nouvelle recrue qui va tomber comme un cheveux sur la soupe au sein de cette mystérieuse affaire. En effet, des mises en scènes macabres s'enchainent sans aucun lien apparent si ce n'est un étrange maître chanteur dont le capitaine Coste se serait bien passé. Quel est le lien entre les victimes ? Et surtout avec cet énigmatique premier chapitre où la famille fait un choix inattendu devant la reconnaissance du corps d'une femme mutilée... J'ai dévoré ce roman aux chapitres courts qui nous plonge tout droit dans des secrets bien gardé, et bien plus important que le quotidien de cette brigade...


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  • L'Histoire la plus incroyable de votre vieL'Histoire la plus incroyable de votre vie
    Chitra Banerjee Divakaruni
    Traduit de l'anglais par Mélanie Basnel
    Philippe Picquier - 2013
    9782809709186

    Résumé éditeur : Quelle est l’histoire la plus incroyable de ma vie ? s’interrogent tour à tour neuf personnes enfermées dans le sous-sol d’un consulat indien. Comment raconter cette histoire quand on est plongé dans le noir d’une pièce dont le plafond menace de s’écrouler à tout instant ? Une histoire qui n’avait jamais été racontée à personne. Quelques heures plus tôt, ils étaient tous des étrangers, désormais ils sont inéluctablement liés. 
    Ce roman qui se lit d’une traite oscille entre l’angoisse, le récit haletant d’une catastrophe, et le cheminement intérieur de ces êtres aux origines et aux destins si éloignés les uns des autres. Car s’ils sont prisonniers d’un désastre, ils sont aussi des pèlerins spirituels découvrant le pouvoir guérisseur des histoires, et au moment où ils luttent pour leur survie, ils se trouvent des raisons renouvelées de vivre, de partager avec les autres le beau et douloureux miracle de la vie.

    Mon avis : Mon premier de cette auteure et sûrement pas le dernier. L'histoire de ces personnes coincées dans un sous sol de consulat indien m'a tout de suite intrigué ! Nous suivons 10 personnes employés et visiteurs venus demander un visa pour l'Inde quand survient un tremblement de terre. J'avoue qu'en lisant le résumé j'avais compris à tord que le roman se déroulait en Inde et non pas aux États-Unis. L'auteure nous propose un  roman choral qui nous permet d'aborder l'Inde du point de vue d'expatriés mais aussi d'enfants de parents immigrés qui ont plus du petit américain que de l'enfance indienne sans oublier ceux qui a un moment ou un autre de leur vie ont été relié à ce pays.
    Pour passer le temps mais aussi pour éviter de s'entre-déchirer dans cet espace confiné où ils vont peut-être mourir chacun va tour à tour raconter l'histoire la plus incroyable de sa vie. C'est parfois dur, d'autre fois introspectif souvent triste mais dont chacun s'est relevé pour aller de l'avant. Ce choix narratif m'a vraiment permis de découvrir l'Inde par petite touche et m'a beaucoup intrigué. Néanmoins j'ai été très déçue par la fin ouverte que nous écrit l'auteure. J'ai beaucoup aimé cette lecture même si la fin m'a beaucoup déçue tant le style de l'auteure m'avait jusqu'alors transporté !


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  • Sang Chaud
    Kim Un-Su
    Traduit du coréen par Kyungran Choi et Lise Charrin
    Matin Calme éditions - 2020
    9782491290009

    Résumé éditeur : Sang Chaud, c’est Le Parrain à la sauce coréenne, dans l’ambiance glauque et sordide du port de Busan, port tentaculaire de la Corée. Si Séoul est Paris, Busan c’est Marseille. Ses habitants ont le sang chaud, la pègre tient le haut du pavé et les docks abritent tous les trafics. Entre le Japon et ses yakuzas à l’est, la Chine et ses triades, à l’ouest.
    Guam, quartier sordide de Busan est tenu par Père Sohn, chef de gang qui cumule lâcheté et cruauté. Depuis vingt ans, Huisu est son fidèle lieutenant et fils spirituel. Mais Huisu a quarante ans et n’en peut plus de cette vie pathétique.
    Alors quand l’occasion se présente, il quitte Père Sohn et tente de vivre une vie ordinaire avec la femme qu’il aime depuis l’enfance. Mais pour le milieu l’individu n’est rien, et la guerre qui oppose le clan de Guam à celui de Yeongdo aura tôt fait de ramener Huisu au cœur du chaos.

    Mon avis : Un nouvel éditeur de polar coréen qui nous met directement les pieds dans le plat ! Vous avez aimé découvrir la mafia avec Les Soprano ? Attendez de rencontrer leur cousin asiatique car c'est beaucoup moins glamour !
    Direction Busan dans le quartier de Guam tenu d'une main de maître par Père Sohn. Ce vieillard qui contrôle tout depuis son hôtel sur la plage et  dont le régisseur et homme de confiance n'est autre de Huisi. C'est ce dernier que nous suivons au quotidien. Homme endetté jusqu'au cou, respecté, entraîné dans des combines risqués voir dans des complots où la loyauté est remise en cause et où les corps gênants disparaissent dans une broyeuse sur l'île énigmatique de la chataîgne. L'auteur nous propose un quasi documentaire sur la mafia coréenne tant le récit est détaillé et bourré tour à tour d'humour, de tension et du train train du quotidien.
    Un découverte complète pour moi qui m'a complètement immergé dans ce milieu où chacun tente de survivre comme il peut et avec des ambitions freinés par l'effet de groupe et de famille. Mais qu'est la famille quand on nous brise et que des complots nous rattrapent ? J'ai beaucoup aimé cette lecture mais attention le récit reste vraiment très dense ce qui ne plaira pas à tout le monde... L'aspect quotidien pourra également freiner les adeptes de thriller pur où il faut de l'action tout de suite. Ici nous sommes vraiment plongés dans un monde à part vivant en réseau sans pour autant éviter les frictions entre clan.


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  • Victime 55Victime 55
    James Delargy
    Traduit de l'irlandais par Maxime Shelledy et Souad Degachi
    Harper Collins - 2020
    9791033903109

    Résumé éditeur : Une petite ville perdue en Australie. Un officier de police habitué à régler des petits problèmes de vie domestique et querelles de voisinage. Un jour de canicule débarque un homme, couvert de sang. Gabriel déclare avoir été séquestré dans une cabane par un serial killer. Le dénommé Heath a déjà tué 54 personnes. Gabriel est sa prochaine victime.
    Quand la chasse à l’homme commence, ce même jour de canicule, débarque un deuxième homme. Heath est couvert de sang. Heath déclare avoir été séquestré dans une cabane par un serial killer, un certain Gabriel. Gabriel a déjà tué 54 personnes. Heath est sa prochaine victime. Qui est le numéro 55 ?

    Mon avis : Une chaleur accablante pour une affaire bien épineuse pour l'inspecteur de cette petite ville australienne... En effet, dans la même journée deux hommes se présentent avec les même blessures accusant l'autre de l'avoir séquestré et tenter de l'assassiner et d'être ainsi sa 55 victime...  Lequel de Gabriel ou de Heath ment ? Si j'avais fais mes petits pronostics et que j'ai vu juste, je dois dire qu'ils ont été mis à mal plus d'une fois tant les deux hommes sont insaisissables. De plus, Chandler ne va pas avoir que ce problème ci à gérer... Lrs renforts qu'on lui envoie ne sont autres que le commandant Mitchell Andrews. L'ami d'enfance de Chandler mais qui après 10 ans de sséparations semble un parfait connard de bureaucrate méprisant qui semble vouloir à tout pris rabaisser ce dernier et le tenir à l'écart de l'enquête...
    Un polar que j'ai littéralement bouffé tant l'intrigue m'a happé dès les premières pages. La tension ne redescend jamais entre cette enquête et le différent qui oppose Mitch et Chandler. Un très bon thriller dont la fin m'a complètement secoué par le choix de l'auteur et de cette dernière scène...
    Coup de cœur assuré !


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