• Hazel WoodHazel Wood
    Mélissa Albert
    Traduit de l'américain par Maud Ortalda
    Milan - 2018
    9782745991713 

    Résumé de quatrième de couverture : Hazel Wood, la résidence légendaire d'Althea Proserpine, auteure des célèbres Contes de l'Hinterland.
    Hazel Wood, d'où semble s'échapper des personnages inventés par Althea.
    Hazel Wood, où sa petite fille, Alice, va devoir s'aventurer.
    Hazel Wood, dont personne ne revient jamais.
    Et si Hazel Wood était bien plus qu'un simple manoir ? Un leurre ? Une porte sur un autre monde ? Et si Alice était bien plus qu'une simple New-Yorkaise ? Une princesse ? Une tueuse ?
    Il était une fois Hazel Wood.

    Mon avis : Une couverture absolument magnifique qui m'avait tout de suite tapé dans l’œil. Offert par ma meilleur amie en 2018, je ne l'avais pas commencé, freinée par des avis plutôt mitigés dessus. Verdict alors ?
    J'ai beaucoup aimé cet univers noir de conte de fée et voir même oppressant entre une sorte de malchance qui étreint notre héroïne et cette forêt étrange qui semble vivante et qui entoure la fameuse demeure d'Hazel Wood. 
    En revanche le rythme et de manière général la façon dont l'histoire est traitée m'a plus d'une fois donné envie d'abandonner le roman. C'est lent ! Mon dieu que de longueurs en toute honnêteté j'ai commencé à enfin être bien dans ma lecture page cent-cinquante ou deux cent sur presque quatre cent pages ce fût plus que longuet...
    L'intrigue met vraiment trop de temps à se mettre en place à tel point qu'on a envie de secouer Alice plus d'une fois que ce soit pour ses décisions ou sa façon de radoter. J'ai trouvé ça hyper dommage que l'univers à l'intérieur d'Hazel Wood n'arrive que sur les cents dernières pages où là encore j'étais terriblement accro mais avec un sentiment d'inachevé tant certains personnages secondaires sont peu exploités à mon goût.
    En fait j'aurais voulu bien plus de ce monde magique et de contes que du quotidien terne d'une ado renfermée dans une vie qu'elle n'a pas vraiment choisi.  Mon avis rejoint donc ceux déjà vu par le passé à savoir mitigé. Si les 2/3 de la lecture m'a paru longue et sans réelle action intéressante, j'ai tout de même bien adhéré à l'univers qui malheureusement ne nous fait rêver que durant le troisième tiers...

     


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  • Les Huit MontagnesLes Huit Montagnes
    Paolo Cognetti
    Traduit de l'italien par Anita Rochedy
    Stock - 2017
    9782234083196

    Résumé éditeur : « Quel que soit notre destin, il habite les montagnes au-dessus  de nos têtes. » 
    Pietro est un garçon de la ville, Bruno un enfant des montagnes.  Ils ont 11 ans et tout les sépare. Dès leur rencontre à Grana,  au coeur du val d’Aoste, Bruno initie Pietro aux secrets de la  montagne. Ensemble, ils parcourent alpages, forêts et glaciers,  puisant dans cette nature sauvage les prémices de leur amitié. Vingt ans plus tard, c’est dans ces mêmes montagnes et auprès  de ce même ami que Pietro tentera de se réconcilier avec son  passé – et son avenir. Dans une langue pure et poétique, Paolo Cognetti mêle  l’intime à l’universel et signe un grand roman d’apprentissage  et de filiation.

    Mon avis : Un roman qui m'avait intrigué de par son titre et que j'ai mis 3 ans à lire pour être dans le bon moment, avec le recul (lecture pendant le confinement) je dois dire que ce roman m'a fait un bien fou et m'a beaucoup fait réfléchir...
    Comme son nom l'indique le thème principal de l'histoire tourne autour de la montagne, n'étant absolument pas du genre randonnée j'y ai trouvé par mal de vocabulaire propre à ce loisir et également de magnifiques descriptions de la nature. Tous les sens sont mis en avant et nous font littéralement voyager sur cette montagne italienne figée dans le temps.
    Le Temps est justement un autre des sujets très présents de ce récit à travers Pietro de l'enfance à l'adulte qui découvre la montagne du moins le temps de quelques saisons. Ce qui m'a le plus touchée reste évidement sa relation avec son père, montagnard pur souche qui a grandi orphelin et qui s'est montré sous deux facettes entre son retour à la montagne et sa vie à la ville. Leur relation m'a beaucoup touché car j'ai perdu mon père l'année même où se roman paraissait et je dois dire qu'à l'époque je l'aurais sans doute lu en pleurant plus d'une fois... En fait Les Huit Montagnes se lit à la fois comme une roman d'apprentissage, un roman d'amitié mais aussi de fraternité tout en étant l'ode de la montagne et de la nature sauvage.
    Je me suis délectée de chaque page, suivant ses personnages si liés qui vont pourtant se perdre de vue ou se perdre tout court sans jamais avoir la possibilité de parler à cœur ouvert mais dont la montagne va permettre de garder un lien qui même après des années, même après la mort va rester grand et ne jamais faiblir.
    Une pépite, vraie bouffée d'air frais sur les hautes altitudes et l'amitié.


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  • La Seconde ÉpouseLa Seconde Épouse
    Rebecca Fleet
    Traduit de l'anglais par Cécile Ardilly
    La Bête Noire - 2020
    9782221216255 

    Résumé de quatrième de couverture : Quand Alex a rencontré Natalie, celle-ci a changé sa vie. Après la mort tragique de sa première femme, avec qui il a eu une fille, Jade, à présent adolescente, il est déterminé à former de nouveau une famille unie.
    Mais son bonheur naissant se brise lorsque sa maison est ravagée par les flammes. Jade soutient qu’elle a vu un homme s’introduire chez eux le soir de l’incendie ; Natalie affirme au contraire qu’il n’y avait personne. Alex doit alors faire un choix impossible : croire sa fille ou croire sa nouvelle femme.
    Et si cette dernière ne lui avait pas tout raconté sur son passé ?

    Mon avis : J'avais bien aimé son premier roman, L’Échange, cette nouvelle parution m'a tout de suite intriguée. Nous voilà encore dans un thriller domestique mais un petit cran au dessus de son précédent ! La vie d'Alex bascule le soir où il découvre en rentrant chez lui sa propre maison en proie aux flammes. Son épouse depuis deux ans, Nathalie, est en plein désespoir car elle n'a pas réussi à sortir sa belle-fille de quatorze ans des flammes. Heureusement, un pompier la retrouve in extremis. Alors que le couple tente de surmonter ce drame comme il le peut, le doute s'installe peu à peu quand Nathalie adopte un comportement étrange en niant en bloc les dire de l'adolescente. En effet, Jade prétend avoir vu un homme dans la maison avant l'incident tandis que Nathalie affirme qu'elles étaient seules et que le feu aurait pris par mégarde d'une cigarette peut-être mal éteinte.
    Pour notre mari aimant et père dévoué c'est le drame. Car de ce petit désaccord va mettre en lumière le passée de son épouse, un passé dont il ne sait absolument rien et dont elle se refuse à parler . Mentirait-elle ou est-elle victime d'un passé trop douleureux à
    supporter ?
    En parallèle de notre affaire nous plongeons dans la fin des annnées quatre-vingt dix avec deux soeurs : Rachel et Saddie dont la vie va radicalement changer suite à la descentes aux enfers de la cadette.
    Jusqu'où est-on prêt à aller par amour ? Rebecca Fleet nous prouve encore une fois qu'un scénario des plus classiques n'en reste pas moins extrêment addictif et que les liens familiaux peuvent être parfois vitaux, d'autres fois destructeurs.
    Une histoire emplie de noirceur qui remplit très bien son job du début à la fin : les personnes toxiques sont vraiment un fléaux.


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  • Le Jour de ma mortLe Jour de ma mort
    Jacques Expert
    Sonatine - 2019
    9782355847578

    Résumé éditeur : Charlotte est une jolie jeune femme sans histoire. Elle a un travail qui lui plaît, un petit ami avec qui elle s’apprête à se marier, un chat. Elle se dit heureuse. Cependant, cette nuit d’un dimanche d’octobre, elle se réveille en sueur, tremblante de peur, à l’affut du moindre bruit. Elle est seule chez elle, il est minuit passé. On est le 28 octobre. Le jour de sa mort. Trois ans plus tôt à Marrakech, Charlotte et trois copines sont allées consulter un voyant. Toutes les prédictions faites à ses amies se sont avérées exactes. Qu'en sera-t-il de Charlotte à qui il avait annoncé une mort violente le 28 octobre. Commence alors un suspense de tous les instants. La jeune femme est-elle victime d'une paranoïa alimentée par l'effrayant souvenir ou est-elle réellement en danger alors que rôde dans la ville un tueur psychopathe ?

    Mon avis : Depuis ma découverte d'Hortense je ne cesse d'acheter les ouvrages de Jacques Expert. Le petit dernier me faisait très envie puisque le roman nous relate 24h dans la vie d'une femme, et pas n'importe laquelle, une dont les heures sont comptées puisqu'un voyant lui a annoncé trois ans plus tôt qu'elle mourrait de manière violente ce jour là. Comment occuper ses dernières heures quand on est seule chez soi, dans un immeuble parisien déserté car se sont les vacances de la Toussaint et qu'un tueur en série ne s'en prenant qu'aux femmes blondes avec un chat sévit dans Paris ?
    Je vous avoue qu'au début, j'y suis allée un peu à reculons car Charlotte me sortait par les yeux avec ses réflexions de parisiennes mais l'intrigue a su prendre le pas finalement, j'ai dévoré ce polar et je ne vous le conseille pas en lecture nocturne si vous vivez seule !
    Nous alternons le point de vu de Charlotte ou plutôt sa déchéance avec le point de vu énigmatique du fameux tueur en série ce qui rend l'angoisse intenable, j'ai fait quelques pauses je vous avoue déjà parce que je commençais à me demander si ma porte d'entrée était bien fermée à clé et parce que j'avais peur de le finir trop vite.
    Ici nous sommes loin d'être dans un polar glauque où violent physiquement mais bien dans cette tension psychologique, Charlotte devient peu à peu dingue à mesure que les heures passent. Va-t-elle vraiment mourir victime de l’Égorgeur de chat ou bien de sa propre bêtise et de son manque de sommeil (c'était ma théorie) ?
    Car la jeune femme se réveille à une heure de matin terrorisée par le souvenir de ce voyant de Marrakech. Son manque de sommeil et sa psychose montante est plutôt bien faite même si j'ai trouvé certaines de ses réactions un peu débiles rapidement vient la question suivante : pas de téléphone, immeuble vide, vers qui se tourner pour chercher de l'aide sans paraitre folle et sans être sûre que l'on a pas affaire au tueur justement ?
    Monsieur Expert, merci pour ce moment de tension qui m'a maintenue à flot et surtout pour ce suspense jusqu'aux dernières pages ! Je pense que ma prochaine étape sera "Sauvez-moi" dans ma découverte de l'auteur.


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  • Les Petits Pains de la pleine luneLes Petits Pains de la pleine lune
    Byeong-mo Gu
    Traduit du coréen par Lim Yeong-hee et Françoise Nagel
    Picquier poche - 2013
    9782809709629 

    Résumé de quatrième de couverture : Comme dans toute bonne boulangerie-pâtisserie, il y en a pour tous les goûts dans ce petit livre au titre original : du fantastique, du mystérieux, de l’horreur, de la gravité, de l’humour (noir), de la tendresse (cachée).
    Le héros est un garçon coréen, sa mère s’est suicidée quand il était enfant et sa belle-mère le harcèle moralement. Un jour, accusé à tort d’avoir violé sa demi-sœur, il s’enfuit de la maison et trouve refuge dans une pâtisserie, lui qui n’est pourtant pas fan de gâteaux !
    Là il fera connaissance d’une fille pas comme les autres, Oiseau-Bleu et d’un pâtissier un peu sorcier.
    Car dans cette boutique vraiment banale en apparence, on confectionne des gâteaux aux pouvoirs étonnants, qui sont vendus sur Internet. Mais attention !
    N’oubliez pas que la magie peut toujours se retourner contre vous.

    Mon avis : Un petit roman que je souhaitais lire depuis des années et qui vient d'être réimprimé ! Quelle délice que ce court roman initiatique qui traite d'enfance et de magie ! Si vous démarrez ce livre en vous attendant à quelque chose de léger passez en revanche votre chemin ! L'auteure nous plonge dans un roman plutôt sombre et clairement pas pour les enfants où tout est question de choix.
    Notre protagoniste parle à la première personne tout du long du roman. C'est un garçon au lourd passé puisqu'il a perdu sa mère lorsqu'il avait 6 ans. L'arrivée d'une nouvelle épouse et de sa fille va bouleverser son destin de manière encore plus sombre puisque sa belle-mère va tout faire pour le rabaisser et s'imposer dans la maison où son père brille malheureusement par son absence... Reclus dans sa chambre, tentant de rester effacé pour s'attirer le moins de problème possible, il a pris l'habitude de s'arrêter manger dans l'étrange et énigmatique boulangerie de son quartier qui ouvre toute la nuit. Lorsque le drame survient et que son point de non retour est atteint, notre jeune lycéen en perdition n'a d'autre choix que de s'enfuir et ne trouve aucun meilleur endroit que la dite boulangerie pour trouver refuge...
    Cette boulangerie si énigmatique avec son patron si peu aimable et mettant instinctivement mal à l'aise lors sa première rencontre... Ses produits sont-ils réellement ce qu'il a annoncé ? Très vite, pendant sa vie à la boulangerie nous en apprenons plus sur ces créations pouvant rendre une personne amoureuse, remonter le temps ou encore ce gâteau poupée vaudou... J'ai adoré cet ambiance où la magie plane en même temps que la noirceur humaine dans ton son art. Les personnages de cette boulangerie sont effectivement magique mais ne respire pas la paix et le bien-être pour autant ! En fait ce roman dépeint à merveille la notion des choix qu'une personne est amené à faire et ses répercutions. La fin nous entraîne encore un cran au dessus de l'horreur que notre personnage va connaître mais c'est aussi ce passage fatidique qui va lui permettre d'avancer et d'enfin accepter le présent. Ce garçon qui n'est jamais nommé puisque tout le livre est fait de son point de vu interne est très touchant et met également en lumière des choses qui arrivent malheureusement encore à l'heure actuelle...

     


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