• Second Summer Never See You AgainSecond Summer Never See You Again (2 tomes)
    Hirotaka Akagi et Motomi Minamoto
    Doki Doki - 2020
     

    9782818975411

    Résumé éditeur : Rin Moriyama, arrivée au lycée en cours d’année, a été emportée des suites d’une maladie incurable. Sans le savoir, Satoshi Shinohara l’a aidée à réaliser son dernier souhait. Ensemble, ils ont créé un groupe de musique avec lequel ils montent sur scène lors de la fête du lycée. Leur concert est réussi, Rin est heureuse, mais alors qu’elle est en train de vivre ses dernières heures, Satoshi commet une faute a priori irrémédiable : il lui confie ses sentiments pour elle.
    Quelques mois plus tard, il se retrouve toutefois de nouveau face à elle. Il est mystérieusement renvoyé dans le passé afin de réparer son erreur : permettre à Rin de revivre tout ce qu’ils ont vécu, mais cette fois sans jamais rien lui dire de ce qu’il éprouve…

    Mon avis : Une petite duologie qui ne paie pas de mine mais qui rempli bien le job et nous fait verser une petite larme avec Rin et Satoshi. Si vous aimez les histoires d'amour qui finissent mal ce manga vous plaira énormément puisque dès les premières pages nous apprenons que Rin est mourante. Alors que Satoshi ne peut s'empêcher de lui avouer ses sentiment en découvrant que depuis des mois elle ment à tout le monde sur son état de santé, cette dernière se renferme sur elle-même et quitte notre monde en laissant un dernier message à l'adolescent. Alors que celui-ci en prend connaissance en se maudissant d'avoir agit ainsi, persuadé d'avoir accélérer la fin de la jeune fille, il se retrouve projeté au moment exact de leur rencontre. Notre musicien décide alors d'ignorer la jeune fille et de tout faire pour qu'ils ne deviennent jamais ami pensant ainsi prolonger sa vie mais peut-être aussi faire en sorte de moins souffrir...  J'ai beaucoup aimé cette façon fantastique de traiter le deuil et de voir à quel point les relations et l'amitié démarre parfois d'un rien ou plutôt d'un air de musique à peine fredonné pour que quatre personnes que rien ne disposaient à devenir proche soit alors les meilleurs amies du monde. L'hymne de l'amitié, du deuil mais aussi de la musique qui occupe une très grande place dans ce manga !


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  • C'est lundi que lisez-vous ? #220

    Ce que j'ai lu :

    C'est lundi que lisez-vous ? #220C'est lundi que lisez-vous ? #220C'est lundi que lisez-vous ? #220 C'est lundi que lisez-vous ? #220C'est lundi que lisez-vous ? #220

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Ce que je lis :

    C'est lundi que lisez-vous ? #220

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Ce que je compte lire :

    C'est lundi que lisez-vous ? #220C'est lundi que lisez-vous ? #220


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  • Le DiscoursLe Discours
    Fabrice Caro
    Gallimard - 2018
    9782072818493

    Résumé éditeur :  «Tu sais, ça ferait très plaisir à ta sœur si tu faisais un petit discours le jour de la cérémonie
    C’est le début d’un dîner de famille pendant lequel Adrien, la quarantaine déprimée, attend désespérément une réponse au message qu’il vient d’envoyer à son ex. Entre le gratin dauphinois et les amorces de discours, toutes plus absurdes les unes que les autres, se dessine un itinéraire sentimental touchant et désabusé, digne des meilleures comédies romantiques. Un récit savamment construit où le rire le dispute à l’émotion.

    Mon avis : Un roman écrit par l'incroyable auteur de BD Fabcaro. Incroyable dans le sens incroyablement bidonnant et pourtant j'ai trouvé ce roman nettement moins percutant que ses œuvres graphiques.
    Alors de quoi parle ce fameux discours ? Nous suivons Adrien dans son naufrage amoureux en plein repas familial. Notre quadragénaire vient en effet d'être promu en charge du discours pour le mariage de sa sœur. Sa sœur qu'il ne connait absolument pas depuis que chacun est devenu adulte... Et surtout Adrien n'en a strictement rien à faire d'être ici, à ce repas. Il a craqué avant de venir, notre homme brisé par sa fin de relation s'est permis de renvoyer un message à son ex petite-amie et n'espère qu'une chose : obtenir une réponse à son message de 17h24.
    Si vous pensez vous plier en deux comme sur ses BD, savoir si à la fin de ce livre il se remet avec son ex et surtout la teneur finale de ce fameux discours le jour du mariage, passez vraiment votre chemin ! L'auteur nous propose une histoire dont la finalité n'est pas la clé mais plutôt une fresque de notre société le temps d'un repas de famille. Et c'est pour cet aspect que ce roman tel un huit-clos est intéressant : la nature humaine restera toujours une grande fumisterie surtout quand il s'agit d'un homme amoureux complètement à bout. Notre cher héro devient complètement fou d'impatience, dans cette attente inespérée d'une réponse. Il va à partir de là nous faire part de ses théories, son ressenti, imaginer ce qui peut bien se passer dans la tête de Sonia, de sa mère, de sa sœur qui lui offre à chaque anniversaire une encyclopédie dont il n'a que faire mais pour laquelle jamais au grand jamais il n'avouera à cette dernière que le cadeau lui déplait.
    C'est ici qu'on retrouve l'incroyable Fabcaro avec ce verbe complètement halluciné et cette soirée qui s'éternise sans laisser la moindre chance à notre personnage de s'exprimer clairement et d'être lui-même. Ce côté-ci est en revanche drôle et ultra intéressant bien que j'avoue y avoir trouvé quelques longueurs, m'attendant peut-être à un peu plus à de scènes cocasses...


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  • Le Rapport WLe Rapport W (One-Shot)
    Gaétan Nocq
    Daniel Maghen - 2019
     

    9782356740700

    Résumé éditeur : Witold Pilecki, officier de l'Armée secrète polonaise, décide d'infiltrer le camp d'Auschwitz en septembre 1940. Sous l'identité de Tomasz Serafinski, il a pour objectif de monter un réseau de résistance afin d'organiser le soulèvement du camp. Il ne mesure pas l'enfer qui l'attend.

    Mon avis : Toujours dans ma sélection de Talents BD Cultura j'ai pu lire ce pavé qui me tentait beaucoup depuis sa sortie. Le Rapport W fait référence à un vrai rapport fait par le polonais Witold Pilecki qui s'est porté volontaire pour rentrer dans le camp d'Auschwitz et y créer un réseau de résistance. Ce roman graphique est une adaptation de son expérience basé sur ce fameux rapport de son arrivée en train en septembre 1940 à avril 1943. Gaétan Nocq met peu de texte pour une récit tout en image très sobre et aux couleurs tour à tour chaude ou froide dans un jeu de nuance qui rempli très bien son rôle au sein de ce camp où ne règne que mort et peur constante. Les cases sont très épurées ce qui rend vraiment la part belle à la simplicité pour en dire beaucoup. Witold Pilecki a tour à tour travaillé dans divers factions du camp permettant de mieux appréhender à la fois comment les déportés ont été traité et rendant également très humains l'ambiance qui y régnait. On connait tous ce qui s'y passait mais pas forcément les débuts de ce camps. Sans tomber dans le gore ou la prise de partie trop trancher, l'auteur nous narre vraiment simplement les faits transmis dans ces fameux rapports ainsi que des souvenirs de Witold qu'il a peut-être évoqué dans ses rapports mais qui reste vraiment proche du personnages. Personnellement j'ignorais tout de ce rapport avant de lire cette bande dessinée et j'ai trouvé l'ensemble très intéressant sans tomber dans la lourdeur de l'ambiance. De plus comme je le disais la simplicité des graphismes et les très jolis couleurs choisi par l'auteur rendent vraiment le tout doux et presque poétique pour parler pourtant d’exécutions et de conditions de vie absolument exécrables.


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  • Shadows HouseShadows House (2 en cours)
    So-Ma-To
    Glénat - 2020
     

     9782344041703

    Résumé éditeur : Emilico est une poupée vivante au service de Kate, une jeune fille appartenant aux Shadows, famille d’ombres sans visage. Dans le vaste manoir familial, le travail d’Emilico se limite pour le moment à nettoyer la suie projetée par sa maîtresse… Mais au fil des rencontres, elle découvrira le monde dans lequel elle vit, commencera à s’interroger sur le sens de son existence et se liera d’amitié avec son entourage… Cependant, une poupée doit-elle avoir une conscience ?
    Nous avons tous entendu la fameuse théorie sur les “grands yeux” du manga censés être le miroir de l'âme, et permettant d'exacerber les émotions des personnages. Shadows House réussit ici le pari osé de donner de l'humanité à des ombres sans visage ! Une expérience curieuse et unique que le duo d'auteurs So-ma-to explore dans le premier volume de la série, avant de développer un scénario passionnant autour des mystères de la famille Shadows dans le tome 2 publié simultanément. Une belle fable gothique pour les amateurs d’énigme.

    Mon avis : Une immense demeure dans laquelle vit une illustre famille dont la particularité réside dans leurs corps complètement fait d'ombre, empêchant quiconque de percevoir les émotions des membres de cette étrange et grande famille. Pour Emilico, poupée vivante servant de substitue et de servante à l'une des jeunes femmes, les premiers jours sont rudes mais pleins d'espoirs concernant ses relations avec la Dame dont elle s'occupe. Ce manga a tout pour nous intriguer et nous faire passé un moment à la fois étrange et dépaysant avec son personnage principal qui n'est autre qu'une machine, tous les domestiques le sont et démarre avec plus ou moins certaines capacités déjà acquises. En plus de leur travail de domestique ils doivent parfaitement assimiler le paraitre de leur maitre puisqu'ils en sont la représentation en société. Pour Emilico qui se pose beaucoup de questions en découvrant ce nouvel univers qui s'offre à elle, cela la désavantage car ce qu'elle est n'est pas crée pour cela mais pour ne faire qu'un avec la personnalité de son maitre. La réflexion qui en découle ainsi que toutes les énigmes qui entourent cette étrange famille sont captivantes et très originales je trouve ! Une petite série pour qui aime à la fois le côté Donwton Abbey ou Emma mais aussi ceux avides d'univers étranges tels que Somali et ce côté monte complètement étrange mais très bien amené pour nous paraitre complètement plausible.


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